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Réinventer le retail : quand la mode circulaire devient un moteur de désirabilité

January 21, 2026
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4 min de lecture

Il fut un temps où le retail reposait sur une formule simple : nouveauté + volume + désirabilité = croissance. Cette formule s'efface. Aujourd'hui, la désirabilité ne réside plus dans les lancements incessants de nouveautés, mais dans la rareté, la qualité et la valeur durable.

Dans ce paysage, la mode de seconde main n'est plus optionnelle, elle est stratégique. Les marques leaders, de Kering à LVMH, et des indépendantes comme ba&sh, l'ont compris. La question n'est plus "devons-nous ?" mais "comment bien le faire ?"

  • La revente comme catalyseur de désirabilité
  • La désirabilité : l'aimant qui capte l'attention du consommateur
  • Un changement comportemental porté par des facteurs contextuels
  • Conclusion

La revente comme catalyseur de désirabilité

Le mythe selon lequel la seconde main dilue la valeur de marque est révolu. Aujourd'hui, elle la renforce. Les maisons de mode l'ont compris : ce n'est pas parce qu'un vêtement change de mains qu'il perd son pouvoir symbolique. Au contraire.

Chez ba&sh, cette intuition est devenue une conviction. En moins de deux ans, la marque a ouvert cinq pop-ups parisiens entièrement dédiés à la seconde main. Le dernier, au cœur du Marais, accueillait les clients avec un message clair : « Reprenez, échangez, réinvestissez. »

Le résultat ? La seconde main représente déjà 5% du chiffre d'affaires de la marque en France, soit plus d'un million d'euros.

Le programme, déployé en partenariat avec Faume, suit une logique fluide : reprise contre bon d'achat, revente immédiate, intégration en boutiques, sur le site et l'application. Cela fonctionne parce que c'est pensé pour être désirable, parce que cela ne concurrence pas les nouvelles collections, mais prolonge leur valeur.

La désirabilité : l'aimant qui capte l'attention du consommateur

Comme le souligne une étude universitaire, les consommateurs qui achètent du vintage déclarent souvent : « vous n'avez jamais à craindre que quelqu'un porte les mêmes articles que vous. » Ce désir d'unicité met en lumière le rôle central de la désirabilité pour attirer les consommateurs et différencier une marque dans un marché saturé. La désirabilité aujourd'hui va au-delà de la nouveauté ou de la fréquence des collections, elle se construit sur la rareté, la qualité et la valeur perçue. Les produits qui génèrent un attachement émotionnel et culturel captent l'attention et renforcent la fidélité. Pour les marques, comprendre et cultiver cette désirabilité est un levier stratégique : elle permet non seulement d'attirer et de retenir les clients, mais aussi de créer de la valeur à long terme, transformant chaque produit en un point de contact et une expérience porteurs de sens.

Un changement comportemental porté par des facteurs contextuels

Aujourd'hui, 73% des acheteurs attendent une expérience en boutique (Panel IFM, 2023), faisant de la mode de seconde main un puissant moteur de trafic, de fidélisation et de lien émotionnel. ba&sh illustre cette approche avec ses pop-up stores : chaque article déposé génère un bon d'achat immédiat, utilisable sur les collections en cours. Ce système, développé avec Faume, transforme la reprise en acte de fidélité et la revente en engagement partagé, créant un lien significatif entre la marque et le consommateur.

Des facteurs contextuels accélèrent cette évolution. La loi AGEC interdit désormais la destruction des invendus en France, les passeports produits numériques sont introduits, et les critères ESG guident de plus en plus les décisions des investisseurs. Dans ce paysage changeant, la seconde main n'est pas qu'une obligation de conformité, c'est un levier économique. Elle réduit les coûts de fin de saison, augmente les marges grâce à la revente, et favorise une dynamique commerciale durable et pérenne.

Pour ba&sh, soutenue par Faume, la seconde main est loin d'être un projet RSE annexe. C'est une stratégie à part entière, scalable et exportable, déjà déployée sur des marchés européens clés dont l'Allemagne, l'Espagne, la Belgique et les Pays-Bas, prouvant que la mode circulaire peut être à la fois durable et rentable.

La nouvelle donne

Hier, la seconde main était un choix de niche. Aujourd'hui, c'est un impératif stratégique. Le succès de certaines marques montre qu'intégrer la circularité dans l'ADN d'une marque ne consiste pas seulement à répondre aux attentes des consommateurs, c'est acquérir un avantage concurrentiel décisif. La désirabilité est le levier qui permet aux marques de se démarquer, de reconnecter avec les consommateurs et de stimuler la croissance dans un paysage qui exige une réinvention constante.

La mode circulaire est plus qu'une tendance : c'est un modèle économique rentable, scalable et durable. Pour les marques qui l'adoptent, la mesure du luxe ne réside plus seulement dans les produits vendus, mais dans la valeur, les histoires et les expériences qui se prolongent dans le temps.

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